PORTRAIT. Ed Kemper, un tueur en série brillant, aux pratiques des plus morbides

“Vous vous demandez peut-être ce que l’on ressent à faire l’amour à un cadavre ? Ou quelles impressions on éprouve assis sur son divan à regarder deux têtes coupées posées à vos côtés ?” voici les paroles horrifiantes, monstrueuses, écœurantes prononcées par le meutrier Edmund Kemper, lors d’une interview menée par le célèbre profileur du FBI, John Douglas.  

Plus communément connu sous le nom de “L’ogre de Santa Cruz”, Ed Kemper c’est 2 mètres 06 pour 130 kilos. Raie sur le côté et lunettes rondes, il a pourtant une apparence classique et pourrait nous faire penser à un collègue de bureau lambda, un peu ringard. Doté d’un Qi de 145, il est donc d’une intelligence incroyable, bien loin de l’image du tueur qui sombre dans la folie, irresponsable et inconscient de ses actes. Il a en effet inspiré le personnage d’Hannibal Lecter dans le Silence des agneaux ou plus récemment son personnage éponyme dans la série Mindhunter.  

Edmund Kemper ©allthatsinteresting

Ed Kemper est un homme frustré, qui se sentira émasculer tout au long de sa vie par sa mère et est rongé par un besoin de domination extrême. Capable des pires atrocités, il tuera ses grands-parents, 8 auto-stoppeuses ainsi que sa mère et une amie à elle, dans des conditions des plus cruelles. Il s’adonnera à des crimes ignobles, ayant recours à des pratiques perverses comme la décapitation, le cannibalisme ou encore la nécrophilie. Petit déjà, il torturait et tuer des animaux, notamment son chat qu’il enterra vivant et qu’il décapita. Lorsqu’il commettra ses meurtres, il prendra des Polaroïds des corps de ses victimes, qu’il regardera souvent en fantasmant.  

Cependant, d’une nature bavarde, avenante et poli il n’aura aucun mal à se mettre les psychologues dans la poche, malgré le fait qu’il présente des troubles psychologiques évident. Etant un manipulateur hors pair à l’allure sympathique, il se rendait dans des bars fréquentés par des policiers. Il copinait avec eux afin d’obtenir des informations sur les meurtres que lui-même avait commis et finira par gagner leur confiance.  

D’une enfance traumatisante à ses premiers meurtres 

Edmund Emil Kemper III voit le jour le 18 décembre 1948, dans le Montana, aux Etats-Unis. Il est le fils de  Clarnell Strandberg et d’Edmund Kemper Jr, ancien combattant du Pacifique, devenu électricien. Il a deux sœurs nommées Susan et Allyn. Lorsqu’il a neuf ans, ses parents se séparent. C’est à partir de là qu’il subira toutes sortes d’atrocités, de maltraitance par sa sœur, ainsi que sa mère. Cette dernière l’obligeait à dormir dans leur cave, qui était ridiculement petite et ne disposait pas de fenêtre. Il qualifiera plus tard sa mère de “castratrice et dominatrice” et lui vouera toute sa haine la plus profonde. De plus, il ne se remettra jamais du divorce de ses parents, se sentant totalement abandonné par un père qu’il adorait. A 15 ans, il tenta de rejoindre son père afin de vivre avec lui, mais cela se termina par un échec. Le comportement étrange, malaisant d’Edmund poussera son père à l’envoyer chez ses grands-parents afin que l’adolescent y vive. Une fois chez ses grands-parents, la situation dégénèrera. Sa grand-mère lui rappelait bien trop sa propre mère par ses comportements dominateurs. Il finira par l’abattre ainsi que son grand-père. Edmund se livrera directement à la police et passera 5 ans dans un hôpital psychiatrique où il sera diagnostiqué “schizophrène paranoïaque”. 

Des auto-stoppeuses au meurtre de sa mère 

À 21 ans, il sort de prison, après avoir convaincu les psychiatres qu’il était prêt à retourner vivre en société. Toujours envahit par cette haine envers les femmes, et ce besoin de domination, il commença à prendre dans sa voiture des auto-stoppeuses dans le but d’en tuer une un jour. Comme un entrainement en attendant le jour J, il répéta son plan machiavéliquement pendant un an. En tout, il prit environ 150 jeunes femmes en stop avant de tuer sa première victime en 1972. Il assassinera ainsi 8 auto-stoppeuses dans d’affreuses conditions entre 1972 et 1973. 

En avril 1973, il commettra son dernier meurtre : celui de sa propre mère. Il la tuera à coup de marteau pendant que celle-ci dormait. Une fois morte, il s’adonnera à tout type de pratiques sordides sur sa dépouille allant jusqu’à l’irrumation. Il finira par la décapiter afin de jouer aux fléchettes avec sa tête. L’ironie dans tout ça ? Quelques jours après avoir tué sa mère, il voulut se rendre. Il devra en effet appeler à trois reprises, avant que les officiers ne daigne le prendre au sérieux. Il finira par avouer tous ses crimes, dans les moindres détails. Agé aujourd’hui de 71 ans, il est incarcéré en Californie où il y finira sa vie. 

Interview 1984 Ed Kemper racontant l’un de ses meurtres

Ed Kemper, par son intelligence, et ses qualités oratoires, participera à plusieurs interviews menées par John Douglas, afin de comprendre l’esprit des tueurs en série et criminels sexuels. De plus, il sera le premier meurtrier interrogé par des profileurs mais également le premier que l’on qualifiera par le terme de “tueur en série”. J. Douglas dira même Kemper qu’il est “l’un des plus brillants” détenus qu’il n’ait jamais interrogés. 

Zoya P.

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