« L’exposition Maya Ruiz Picasso », entre père et fille.

Le musée national Pablo Picasso à Paris, accueille une exposition particulière qui dévoile la relation du peintre avec sa fille ainée.

Du 16 avril au 31 décembre 2022 le musée national Pablo Picasso à paris, a mis en lumière une exposition authentique et intrigante, ayant comme centre d’attention  la fille de l’artiste: Maya Ruiz Picasso. Cette dernière fût la fille ainée de Pablo et de sa compagne Marie Thérèse Walter. Née le 05 septembre 1935 et ayant un lien indescriptible avec lui, elle le poussa à se consacrer d’avantage à son travail sous le thème de l’enfance.

L’exposition laisse paraître certaines craintes de Picasso, notamment celle d’être effacé ou oublié. Lui qui avait dit que « Nos morts continuent de vieillir avec nous » . L’enfance est alors un thème qui semble l’avoir touché particulièrement. Il a eu le désir de garder les moindres petites choses lui rappelant l’enfance de sa progéniture. Cette partie indissociable de son être, et ce, en immortalisant ça à l’aide de ses peintures.

Pablo Picasso, « Maya au bateau », 5 février 1938, © Succession Picasso 2021

Les œuvres couvrent tout un étage du musée. On peut alors y accéder par une pièce peu lumineuse, contenant des photographies et des objets reflétant l’intimité familiale et personnelle de l’artiste. Les murs sont couverts de photos de Picasso et de sa fille à différentes tranches d’âge. On y voit une alchimie frappante entre les deux, des moments de complicité ou de travail ensemble. La pièce dégage une sorte de nostalgie. Il y est exposé des vêtements de Picasso: sa veste, son manteau, ses sandales ainsi que ses pantoufles. Cela invite le visiteur à tisser un lien avec l’artiste.

Au centre de cette fameuse pièce, on trouve une vitrine imposante. Elle contient des objets à la fois intimes et intrigants: des mots, des lettres, des boutons de vêtements et même des bouts de cheveux appartenant à Maya.

Picasso et Maya déjeunant au Nounou, à Golfe-Juan, France 1953–1954 © Air Mail

À la sortie de la première pièce, nous percutons le monde abstrait de l’artiste, un monde parallèle à la réalité. On se sent subitement entourés par les lois du cubisme, ces lois qui aspirent à décomposer les objets en formes géométriques. Des formes déformées, des coups de peinture à la limite grossiers et des mélanges de couleurs vertigineux. Au beau milieu de tout ce tourbillon émotionnel, on assiste à un retour dans le passé, celui de Maya, celui de l’enfant inspirante qui bouleverse l’existence de son père. Les ambiances valsent alors avec la vivacité des couleurs, pour laisser naitre une impression d’innocence qui déborde de chaque tableau dédié à Maya.

Au final, l’exposition nous transmet l’amour que portait l’artiste espagnol envers sa fille. Ce besoin qu’il avait de la relier à ce qui le rendait vivant : la peinture. Il est évident que nous quittons les lieux en étant submergés d’émotions, car l’enfance est un sujet qui n’a pas d’âge. Nous sommes également pris par cette impression d’avoir fait partie de l’exposition car comme disait Picasso: « Un tableau ne vit que par celui qui le regarde. »

Lydia OUCHERIF.

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