Lou Reed: Il était une voix.

Lou Reed, « Prince des ténèbres et de l’angoisse » selon Warhol, incarnait les pires angoisses des américains puritains ; Alcoolique, rocker, bisexuel, junkie et révolté.
A travers les interventions de 5 journalistes, France Culture retrace la vie agitée de l’un des artistes les plus impactants de l’histoire du rock.

Une vie à contre-courant

Si Lou Reed est adulé par bons nombre de férus de rock, il a longtemps été considéré comme un ovni, tant par l’industrie musicale que par sa famille. En 1959, Lou Reed est âgé de 17 ans. Lorsque ses parents découvrent son homosexualité, ils lui imposent de suivre un traitement par électrochocs pour le « soigner ». Cette expérience le marquera à vie et aura une influence considérable sur son œuvre, sorte de traumatisme exorcisé au fil des disques. Il l’évoquera d’ailleurs dans la chanson Kill Your Sons, parue en 1975 sur l’album « Sally Can’t Dance« .

Traumatisée par cette expérience, le jeune New-Yorkais sombrera rapidement dans la drogue et ce, pour tout sa vie. Accro à l’héroïne durant une dizaine d’années, il était du genre à prendre tout ce qui lui passait sous la main : speed, herbe, valium, cocaïne… Pendant ses tournées avec le Velvet Underground, il sera toujours accompagné de Sister Ray, chanson du groupe et également nom affectif que Lou Reed donnait à sa seringue.

Copyright: ©DALLE APRF

« C’était un looser mais tout un culte s’est crée autour de sa personnalité déviante comme ça a été le cas pour Bowie et Iggy Pop ».

Michka Assayas dans Lou Reed (1942-2013), les syllabes du chaos – France Culture

Dans les années 1960, David Bowie faisait partie, comme Lou Reed et le Velvet Underground, de la Factory d’Andy Warhol, collectif artistique organisé autour du maître du pop-art. En 1972, Bowie produira même le premier album solo de Lou Reed, « Transformer » qui sera un succès.

Malgré sa réputation de rockeur et colérique, Lou Reed possédait une autre facette. Ses engagements en faveur de Greenpeace, Amnesty International, Farm Aid et contre l’Apartheid auront duré toute sa vie, jusqu’au dimanche 27 octobre 2011, où il s’éteint dans sa maison à New-York. Ironie du sort pour l’artiste ayant signé le fameux titre « Sunday Morning » avec son groupe The Velvet Underground.

M-M Remetter.

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