Sencirk: un espoir pour les jeunes de Dakar 

En 2010, Modou Fata Touré fonde la première compagnie de cirque du Sénégal, Sencirk. Ancien enfant de la rue, il crée sa propre association de cirque dédiée aux jeunes défavorisés de la capitale. Son objectif: aider les enfants en souffrance à sortir de leur condition sociale difficile et à rêver plus grand grâce à la scène. Sencirk, c’est troupe diverse, composée d’artistes professionnels, de formateurs et de bénévoles des quatre coins du monde. Pour leur réinsertion sociale, voire professionnelle, les formateurs de Sencirk forment et accompagnent les enfants dès leur plus jeune âge. 

©TheGuardian

La responsable des projets sociaux à Sencirk, Adji Mbene Lam, donne des cours d’acrobatie à l’Empire des Enfants, un centre d’hébergement d’urgence à Dakar. Elle crée une complicité avec ses élèves, afin de les mettre en confiance et d’assurer leur réussite. Elle leur montre même les positions à adopter et n’hésite pas à s’impliquer physiquement dans ses cours. Le jeune garçon au large sourire est très minutieux et s’apprête à réaliser une accrobatie avec sa professeure. Ses élèves en arrière plan, très attentifs à ses gestes, prennent exemple sur la jeune femme de 29 ans et de leur camarade. Ils aspirent sans doute à devenir accrobate et à faire carrière dans le cirque.

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Malick, 30 ans, a eu la chance de trouver un emploi et d’être reconnu pour ses talents d’acrobate. Lorsqu’il est arrivé à Dakar en 2015 en provenance de Guinée, il vivait dans la rue. Puis il est tombé par hasard sur cette compagnie qui l’a pris sous son aile. Ce jour de mai, sur la plage de Ngor, il saute et s’envole, la tête à l’envers. Ses pieds semblent toucher le soleil. Aujourd’hui, enseigne l’acrobatie aux jeunes et leur transmet sa passion. Ses cours à Sencirk lui permettent de louer un appartement dans le village de Ngor et de se reconstruire, loin de la misère.

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Au sommet de ce porté, Mariétou Thiam, 29 ans, acrobate et directrice artistique de la compagnie Sencirk. Elle s’élève et brandit sa botte de paille comme une épée avec le sourire aux lèvres. Tout cela sous le regard ébahi des spectateurs et les yeux concentrés de ses partenaires à l’occasion du premier festival de cirque de Dakar. Mais avant d’en arriver là, la jeune femme a dû arrêter ses études, faute de moyens et s’entraîné tous les jours pour se produire sur scène. Elle vit désormais de sa passion et s’adonne également à la gestion de Sencirk.

Anaïs Oumraou

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