Le Guatemala s’offre un spectacle renversant pour la Saint James

Cérémonie rituelle d’origine mésoaméricaine, la danza de los voladores (ou danse du « volador » en français) vient tout juste d’avoir lieu à Cubulco, dans la région de Baja Verapaz. Faisant référence à un rituel, cette célébration se compose d’une danse et de l’escalade d’un poteau de plus de trente mètres à partir duquel quatre des cinq participants s’attachent les jambes à des cordes avant de se lâcher dans le vide en tournant et en descendant progressivement vers le sol. Le dernier, quant à lui, reste au-dessus en dansant et en jouant de la flûte et du tambour. Un véritable spectacle de haute voltige ! 

La couleur est de mise ! Faisant parfois référence à des oiseaux, les participants sont, dans certaines régions, habillés comme des perroquets, des aras, des quetzals et des aigles. Ces quatre oiseaux représentaient les dieux de la terre, du feu, de l’air et l’eau. Au XVIe siècle, le rituel a été fortement associé aux cérémonies solaires, telles que l’équinoxe de printemps ©The Guardian
Un homme, vêtu de couleurs chatoyantes, se tient à une corde à plusieurs dizaines de mètres de hauteur et met ainsi sa vie en péril pour honorer et perpétuer le rituel. Selon un mythe, celui-ci a été créé pour demander aux dieux de mettre fin à une grave sécheresse, causée par la négligence des hommes à leur égard. Dans d’autres versions de l’histoire, il a été créé par les vieillards d’un village, qui ont ensuite désigné cinq jeunes hommes qui étaient chastes. Dans une autre version encore, les cinq jeunes hommes auraient créé eux-mêmes le rituel. Un exercice plus que périlleux ! ©The Guardian
Véritable évènement intergénérationnel, ce spectacle aux valeurs familiales réunit petits et grands et est devenu un véritable rendez-vous à ne pas rater. Un vaste plan régional de préservation, de promotion et de développement du patrimoine culturel a d’ailleurs été mis en place dans différentes régions d’Amérique centrale et latine. L’un des efforts en cours est la création de l’école des enfants voladores, soit la première école formelle. Dotée d’une population étudiante de 70 à 100 étudiants, ceux-ci y apprennent l’histoire, la signification et les valeurs associées au rituel de la période préhispanique ©The Guardian

Maxime OUNADJELA

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