Amérique latine : Une jeunesse qui souffre 

La multiplication des féminicides et l’impact de la crise sanitaire terrifient les jeunes

Pendant le colloque du 22 au 23 novembre dernier, qui se tenait à l’Université de Paris 8, une dizaine de représentations ont eu lieu. Mélangeant dossier sur l’Amérique Latine, l’ Espagne ou les pays anglophones. Les étudiants de master 2 avaient pour thème le futur. Deux sujets ont été marquants. Retraçant la vie plus qu’angoissante de la jeunesse au Mexique et en Colombie. 

24,2% des jeunes souffrent de dépression en Colombie

Narda Cruz, étudiante colombienne, raconte la bouleversante vie des jeunes dans son pays. Autre que la santé physique, c’est la santé mentale qui a alors pris un coup. Le nombre de dépression a augmenté dû à la peur de cette nouvelle maladie. Qui hante la vie de tous, depuis plus d’un an et demi. Cela fait des années et selon l’Organisation Mondiale de la santé, environ 5% des colombiens souffrent de dépression. Elle se trouve donc au dessus de la moyenne mondiale. Pour la classe d’âge des 9-19 ans, la situation est alarmante, 24,2% de ces jeunes ont une santé mentale faible, provoquant chez eux des crises d’angoisses, ainsi que de sévère dépression. Plusieurs psychologues se sont penchés sur le sujet. L’un d’entre eux, Citynoticias Oscar, à déclaré, « Une crise qui trouve son origine dans les changements constants que les gens ont dû opérer dans leur réalité. Ils ont dû modifier les activités de leur vie quotidienne, leur façon de travailler, d’étudier et leurs relations avec les autres ». Les experts en santé mentale, insistent, à la télévision, pour passer un message important. Il faut que la tranche d’âge des 10-24 ans, aille consulter des professionnels de santé. Psychologues ou sophrologues afin de se faire aider et être pris à temps. La situation en Amérique latine va de mal en pis. Le coronavirus n’est pas la seule source de stress. La pauvreté, la corruption ou encore les féminicides n’épargnent pas la population.

1000 femmes assassinées…

Une autre étudiante, Patricia Boateng, grâce à un livre nommé « 2666 », écrit par Roberto Bolaño, nous raconte la vie des femmes au Mexique, dans la ville de Ciudad Juarez. Son roman n’aura pas de fin puisqu’il décèdera brutalement d’une maladie. 

A travers son livre, il retrace de manière fictive leur histoire. « La ville qui tue les femmes ». Voilà le surnom donné à Ciudad Juarez. Depuis 1993, on dénombre 1000 femmes assassinées. Bien souvent démembrées et retrouvées dans des fosses communes ou des terrains vagues. Son roman est découpé en 5 parties. La partie «  des crimes » retrace l’histoire de Ciudad Juarez, alias, San Teresa. A l’époque, 3 universitaires, passionnés par l’oeuvre d’un écrivain allemand, décident de partir sur les traces de ces 300 femmes retrouvées mutilées et violées. Acte appelé féminicide, il désigne le fait de tuer une femme parce qu’elle est une femme. Certaines de ces actions sordides s’expliqueraient premièrement par la corruption. Entraînant la négligence des autorités, et l’impunité des criminels. Dans un second temps, l’émergence des cartels de drogue. Des femmes sont alors enlevées dans la rue, afin d’avoir un nouveau travail : Prostituée. Celles qui résistent sont alors tuées et démembrées. Le Mexique n’est malheureusement pas le seul état à être « touché ». En Argentine, une femme mourrait toutes les 18 heures suite cette barbarie. Au Honduras, pas moins de 463 féminicides décomptés. 

Certains gouvernements optent pour le fait qu’elles se trouvent au mauvais endroit, au mauvais moment. Cause perdue, selon certaines associations ou ONG. Les femmes, elles, ne baisseront jamais les bras. 

Les femmes et les enfants, en Amérique latine, subissent des atrocités depuis des années. Entre Féminicide, baisse de la santé mentale dû à la pauvreté, et plus dernièrement à la crise sanitaire. Rien ne va plus. Les gouvernements se rendront-ils compte un jour de la gravité de la situation ? 

Salomé Busson

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