COP26, entre belles paroles et actions concrètes

Des ONG dénoncent l’insuffisance des mesures annoncées lors des accords de Paris en 2015. 

  La COP26 qui a lieu cette année à Glasgow prendra fin ce vendredi 12 novembre. Au programme, vérifier que les promesses annoncées lors des accords de Paris en 2015 ont bien été tenues. Selon les ONG WWF et Greenpeace, les objectifs fixés sont encore trop bas. Les pays signataires doivent s’investir concrètement dans la lutte contre le réchauffement climatique. Jusqu’alors beaucoup d’actions sans réel impact ont été menées. “Si les 500 milliards d’aides publiques dommageables à la biodiversité étaient réalloués […] à des activités économiques favorables à la nature, 39 millions d’emplois pourraient être créés !” explique un article du WWF.

  L’enjeu pour les États membres de la COP est de maintenir l’augmentation des températures en dessous de 2°C voire de 1.5°C. On peut pourtant estimer qu’avec les mesures prises, le climat se réchauffera d’environ 2.7°C d’ici 2100. Un autre objectif établi lors des accords de Paris consiste à réduire de -55% les émissions de gaz à effet de serre. Toujours selon WWF : “les engagements pris à ce jour par les Etats entraîneront une augmentation de 16% des émissions d’ici 2030”. Les ONG pointent du doigt les objectifs dérisoires et irréalistes pris par les gouvernements membres. Selon Greenpeace, ces engagements ne sont pas suffisants pour respecter l’accord de Paris. Il faudrait selon l’ONG une réduction d’au moins 65% des émissions de gaz à effet de serre.

Les Etats membres du G20 dépensent 3 fois plus dans les énergies fossiles (à hauteur de 77 milliards de dollars US par an) qu’ils n’en dépensent dans les énergies renouvelables.

Article : »La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques », WWF

Les promesses faites par les Etats ne sont pas en adéquation avec leurs actions. “Malgré de belles paroles, les chefs d’Etat n’ont pas eu le courage de prendre des engagements qui bousculeraient les industries polluantes et entraîneraient une révision complète de notre modèle de production.” explique Clément Sénéchal, chargé de campagne climat à Greenpeace France. La situation est donc critique. Sans de véritables actions, la crise climatique ne cessera de s’aggraver.

   Greenpeace explique que la lutte contre le réchauffement climatique va de paire avec celle contre les inégalités. “Les 1% les plus riches du monde sont responsables de plus de deux fois les émissions des 50% les plus pauvres” explique l’ONU dans un nouveau rapport. En parallèle, un récent rapport d’Oxfam montre que : “la moitié la plus pauvre des Européens a réduit ses émissions de près d’un quart depuis 1990, tandis que les émissions des 10% les plus riches continuent d’augmenter.” Ces ONG soulignent le lien entre ces deux causes. Il est donc nécessaire de prendre des décisions concrètes et ambitieuses qui aient un impact à échelle mondiale. 

Neïla Hakmi

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