Glasgow au coeur des négociations climatiques

Les dirigeants mondiaux de la COP 26 doivent jongler entre espoir et admonestation.

La COP 26 entrera-t-elle dans l’Histoire? Le séjour des différents dirigeants mondiaux sera l’occasion de clamer les efforts faits et d’évoquer les nouvelles inquiétudes auxquels ces derniers doivent faire face. A mi-parcours de la conférence, les mésententes entre les pays riches et en voie de développement se fait ressentir.

Lors des Accords de Paris, une des promesses données par les dirigeants était de maintenir le réchauffement de la planète sous les 2°C en évitant d’arriver en dessous des 1,5°C. C’est un grand défi pour les pays participant à la COP 26. Le réchauffement de la planète a des conséquences désastreuses si l’on en croit le dernier rapport du GIEC (Groupes d’expert intergouvernemental du climat). L’Union Européenne a fait face à différents problèmes tels que des inondations, incendies par exemple. Elle veut donner l’exemple lors du séjour à Glasgow en montrant qu’au fil des années, les gaz à effet de serre ont été fortement réduits et s’engage d’ici 2030 de réduire encore au moins 55% les émissions à effet de serre. Forte ambition mais impossible d’agir seul. Chaque dirigeants doit multiplier ses efforts même si beaucoup d’entre eux crient à l’injustice en estimant que chaque pays n’a pas les mêmes moyens pour faire face aux problèmes environnementaux.

Climat, des engagements largement insuffisants
© Agence France Presse

Pour l’organisation Greenpeace, les accords de la COP 21 sont du vent. Clément Sénéchal, chargé de communication chez Greenpeace affirme que les dires du président français Emmanuel Macron sont encore loin de la réalité: « “Emmanuel Macron aura beau qualifier cet accord d’historique, le nouvel objectif déterminé pour l’Union européenne implique en réalité une réduction des émissions de gaz à effet de serre très éloignée des recommandations scientifiques, et trop peu d’efforts supplémentaires ». Il rajoute même que ce sont les plus pauvres qui souffrent de ces questions climatiques. « Ils préfèrent s’accorder sur des objectifs en trompe-l’œil, au détriment des plus vulnérables, qui payent aujourd’hui très cher les démissions qui s’accumulent sur le front climatique ».

Greenpeace n’est pas la seule organisation environnementale a être septique face à la COP 26. WWF France (Fonds mondial pour la nature) n’hésite pas faire pressions afin que les dirigeants prennent des décisions concrètes face à la crise climatique. La France se doit selon WWF France de « subventionner des activités qui luttent contre le réchauffement climatique et la destruction du vivant plutôt que l’inverse ». L’organisation souligne aussi que les pays européens participant au G20 sont ceux qui dépensent plus en énergies fossiles qu’en énergies renouvelables. Des efforts sont faits depuis les années 90 mais la crise climatique s’accroît chaque jour un peu plus. Pour Greenpeace et WWF, les anciens et les actuels dirigeants n’ont pas pas assez pris au sérieux les questions climatiques. Le constat est sans appel. Le monde climatique est en perpétuel souffrance et les états sont encore loins des résultats escomptés.

Nora Essalhi

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