L’être humain peut-il encore sauver la planète?

Le GIEC a dévoilé un extrait de son sixième rapport sur le climat qui sortira en 2022. Il confirme que la situation climatique est grave et qu’un retour en arrière sera difficile.

Prévu pour 2022, le GIEC a décidé de révéler un extrait de son sixième rapport d’évaluation climatique. Le but : alerter la population sur la situation climatique qui semble être irréparable. Il en va sans dire que l’être humain est responsable de tous ces changements climatiques. « Il est évident que depuis des décennies que le changement climatique sur Terre est en train de se produire et l’influence humaine y joue un rôle incontestable« , affirme Masson-Delmotte, coprésidente du Groupe de travail I du GIEC.

Un homme collecte des objets de plastique dans un dépotoir sri-lankais ©La Presse

Depuis les années 1850-1900, les températures auraient augmenté de 1.1°c. Cela serait dû aux émissions de gaz à effet de serre provenant des activités humaines. Si la situation ne s’améliore pas, les températures devraient augmenter au moins de 1.5°C au cours de ces vingt prochaines années. Pour 1.5°C de réchauffement climatique, les vagues de chaleurs seront croissantes, les saisons seront plus chaudes, plus longues et des saisons froides plus courtes.

Le Canada est déjà victime du réchauffement climatique. Durant l’été 2021, le pays a subi des vagues de chaleurs importantes. Le village de Lytton, Canada a même atteint le chiffre record de 49.6°C . Selon le GIEC, même si la réduction des émissions de dioxyde de Carbone pourrait limiter le changement climatique et améliorer la qualité de l’air. La stabilisation des températures pourrait prendre 20 à 30 ans.

Un brumisateur installé dans un parc de Vancouver, en Colombie-Britannique, le 27 juin 2021. ©JENNIFER GAUTHIER / REUTERS

Le changement climatique n’inclut pas juste le changement de température. Il intensifie le cycle de l’eau ce qui entraîne des précipitations plus intenses, des inondations et des sécheresses importantes. Il touche également les océans et les vagues de chaleur maritime sont plus fréquentes. Les activités humaines ont joué un rôle dans l’acidification des océans et la réduction des niveaux d’oxygène. Ces changements affectent à la fois les écosystèmes océaniques et les personnes qui en dépendent. Si rien n’évolue, ils pourront se poursuivre jusqu’au siècle suivant.

Le déplacement des ours polaires limité à cause de la fonte glacière ©DICK & VAL BECK/POLAR BEARS INTERNATIONAL

L’être humain a le rôle principal dans cette lutte climatique. Le rapport du GIEC souligne que les actions humaines ont encore le potentiel de déterminer l’évolution future du climat. « La stabilisation du climat nécessitera des réductions fortes, rapides et soutenues des émissions de gaz à effet de serre et l’atteinte de zéro émission nette de CO2 ». Explique Panmao Zhai, coprésident du groupe de travail I du GIEC. « Limiter d’autres gaz à effet de serre et polluants atmosphériques, en particulier le méthane, pourrait avoir des avantages à la fois pour la santé et le climat ».

Precillia NGOUMELA DJENABOU

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :