COP 26 : Éviter l’apocalypse

Les décisions prises lors de l’Accord de Paris sont attendues au tournant. Les pays en voie de développement en manque de moyens, et l’Union Européenne au cœur des négociations.

A mi-parcours de la COP 26, les États réunis à Glasgow en ce mois de novembre, ont plus que quelques jours pour trouver un accord à propos du réchauffement climatique. Cela ne semble pas gagné d’avance, puisque les parties n’ont pas encore trouvé d’accord pour lutter contre le changement climatique.

Lors de l’Accord de Paris, en 2015, les États et surtout la France s’étaient engagés à maintenir les émissions de gaz à effet de serre et de limiter le réchauffement climatique : « Cet accord, signé par 196 parties, a fixé l’objectif global de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter l’augmentation de la température moyenne à la surface du globe entre 1,5°C et 2°C d’ici 2100 », comme le souligne WWF. Ces parties s’étaient aussi engagées « à atteindre des objectifs plus ambitieux pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030« , « Débattant de mesures d’adaptation aux conséquences inévitables du changement climatique« , « Accroissant le financement de l’action climatique, en particulier pour les pays en développement« .

 Ces accords n’ont pas été respectés et le réchauffement climatique s’est accéléré : « Une baisse d’au moins 65% serait pourtant nécessaire pour respecter l’Accord de Paris », indique Greenpeace.

 Le but « maintenir le réchauffement de la planète en dessous de 1,5 °C est le meilleur moyen de préserver la planète des effets dangereux du changement climatique. », indique le Conseil de l’Union Européenne (UE). Mais les Parties ne sont pas sur la bonne voie, et le réchauffement de la planète tout comme les phénomènes météorologiques se sont amplifiés : « des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses, tels que des vagues de chaleur, des inondations et des incendies de forêt. », selon le dernier rapport du GIEC.

Les politiques recherchent-il vraiment à rendre notre Terre plus verte ? © Damien Carles/Terra biodiversité.gouv.fr

 Le respect de ces engagements lors de l’Accord de Paris sont attendus lors de la Cop 26, d’où l’importance de trouver des accords et de les faire respecter. Mais cela semble très mal parti puisqu’à ce jour aucun accord fiable, ni raisonnable n’a pu être trouvé. Notamment entre les pays de l’Union Européenne, les États-Unis et les pays en voie de développement. Les différents pays, notamment de l’Union Européenne, ont plus mis en avant leurs industries, qui polluent énormément, au détriment de la protection de la planète « Malgré de belles paroles, les chefs d’Etat n’ont pas eu le courage de prendre des engagements qui bousculeraient les industries polluantes et entraîneraient une révision complète de notre modèle de production. », souligne Greenpeace.

Toujours selon Greenpeace, ce ne sont pas les populations « faibles » de l’Union Européenne qui pollueraient le plus, mais les plus riches, qui seraient la cause de cette augmentation des gaz à effet de serre : « Un nouveau rapport de l’ONU a révélé que les 1% les plus riches du monde sont responsables de plus de deux fois les émissions des 50% les plus pauvres, démontrant que la lutte contre les inégalités est un élément essentiel de l’action climatique. ». Oxfam France affirme encore plus ce point :

« La moitié la plus pauvre des Européens a réduit ses émissions de près d’un quart depuis 1990, tandis que les émissions des 10% les plus riches continuent d’augmenter. ».

 Les États, comme la France ont donc choisi de continuer avec les énergies fossiles, comme le nucléaire (et d’autres pays comme les États-Unis, l’Inde, la Chine continue leur exploitation de charbon, matière polluante, et aucun accord a pu être trouvé là-dessus). Ils ont fait le choix de soutenir les industries polluantes au détriment des énergies renouvelables, comme le montre la WWF « En cause notamment, les sommes astronomiques d’argent public dépensées par ces Etats dans les énergies fossiles et dans les activités qui détruisent la biodiversité. ». Les parties de la COP 26 doivent aussi inclure les pays en voie de développement, qui n’ont pas les mêmes ressources, ni les mêmes moyens que les pays les plus riches. Greenpeace et WWF attendent le vendredi 12 novembre pour savoir si un accord aura enfin été trouvé, ce qui pour le moment ne semble pas gagné. Si les Parties ne trouvent pas un meilleur engagement, les engagements qu’ils ont pris ces dernières années « entraîneront une augmentation de 16% des émissions d’ici 2030 et un réchauffement de 2,7°C en 2100. », selon WWF.

Sources : WWF, Greenpeace et le Conseil de L’union Européenne

Clélia Metahri

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