Georgia O’Keeffe, l’intrépide

Au Centre Pompidou se tient depuis septembre dernier la première rétrospective en France de l’œuvre de l’artiste américaine qui a défié les limites de son temps.

Première femme a s’imposer dans le paysage de l’art moderne américain, Georgia O’Keeffe traverse le 20ème siècle avec ses rebonds artistiques, du paysagismes à l’art abstrait, jusqu’à devenir pionnière du premier mouvement d’art moderne américain et de l’art minimal.

O’Keeffe a peint la ville aussi bien que la nature, mais c’est pour sa communion avec cette dernière qu’elle est le plus connue. Ses peintures à l’huile de fleurs déployées, magnifiées en gros plan en sont le testament, mais le désert nouveau-mexicain vient imprimer son essence dans l’œuvre de l’artiste quand elle y réside pour la première fois, en 1934.

La période Nouveau-Mexique.

En 1916, les dessins de O’Keeffe sont présentés pour la première fois dans une exposition collection à la Galerie 291. La galerie a notamment aidé à élever la photographie au rang d’art et a participé à la découverte d’artistes européens d’avant garde aux États-Unis. Le propriétaire de la galerie à l’époque a néanmoins pris cette décision de manière unilatérale, en utilisant les dessins que la jeune artiste lui avait intimement partagé. Alfred Stieglitz, grand photographe américain, meneur de la Galerie, deviendra un personnage phare dans l’histoire de la peintre, en la révélant au public, mais aussi en devenant son amant, puis mari.

L’exposition du Centre Pompidou retrace néanmoins les riches rebondissements de l’art de la peintre dans la confusion.

Nous entrons malheureusement dans l’univers de Georgia O’Keeffe par des blocs de texte, et une frise chronologique qu’on perd dès qu’on rentre dans le vif de l’exposition.

Un grand espace vide, entouré de petites alcôves mal agencées où on circule mal un samedi après-midi. Les périodes se mélangent, les thèmes sont désordonnés, obligeant le visiteur à retourner à la frise chronologique du début et à remettre les peintures dans l’ordre elle ou lui-même.

Les œuvres sont bien sûr parfaites, témoins de la grandeur de Georgia O’Keeffe, disparue en 1986. Mais les subtiles variations de sa technique, les différentes géographies liées à ses peintures sont perdues dans le parcours aléatoire du dernier étage du Centre.

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