David Hockney: la pandémie sous le prisme du printemps normand

C’est dans le pays de l’Aude que le peintre britannique dépeint minutieusement sur son Ipad pendant un an, les paysages éphémères de son jardin et de sa maison de campagne.

2020 n’est pas une année comme les autres. La pandémie mondiale entraîne avec elle de longs confinements et oblige ainsi, des millions de personnes à rester chez elles. Ce sera le cas de David Hockney qui choisira de se confiner dans sa maison en Normandie. Habitué à réaliser ses œuvres sur l’IPad, comme la série de son Yorkshire natal, l’artiste entreprend la réalisation d’une centaine de paysages. Les images numériques témoignent d’une maîtrise parfaite des outils de création et de leurs techniques. Juxtaposés de façon chronologique, les dessins forment un cycle, une boucle temporelle. Les quatre saisons y sont dépeintes de manière fluide et agréable. De nombreux détails, réalisés avec des tampons sur sa tablette, construisent des paysages à la fois minutieux et désordonnés.

« Je préfère vivre en couleurs »

Le temps qui passe rassure et nous remémore l’importance de la nature. A la manière des impressionnistes, Hockney saisit l’instant présent. Ces prises de vues sont au cœur de l’exposition, assemblées de façon presque circulaire Le caractère éphémère et photographique de ses œuvres et la manière dont elles sont exposées au musée de l’Orangerie, nous rappelle un format animé, qu’est celui de la vidéo. Positionnées à hauteur d’homme, les impressions de David Hockney sont faites pour être comparées et vues de manière linaire. Il s’agit du temps qui passe, de la nature, des changements de saison, articulées d’une manière habile. On retrouve la patte de David Hockney et ses couleurs dynamiques et saisissantes. Le peintre nous donne à voir un paysage retranscrit de manière différente selon le changement de saison et donc de météo. Selon lui, la pandémie ne peut arrêter le printemps. C’est ainsi que la pluie, suivie de la neige, viennent caresser le jardin normand. Les arbres arborent une large palette de couleurs, passant du vert au jaune, puis à des couleurs plus vives grâce à l’apparition de leurs fleurs, véritables cadeaux de la nature.

L’exposition, intitulée A year in Normandy, est dévoilée au musée de l’Orangerie jusqu’au 14 février à Paris.

Justine Couaillac

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