COP 26: « Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots… »

La COP 26 devait offrir des résultats prometteurs, signes d’une lutte sans merci contre le changement climatique. Malheureusement il semble que nos gouvernements soit plus enclin à parler qu’à agir. 

« Maintenir le réchauffement sous la barre des 1,5°C à 2°C d’ici à 2100 » c’était LA promesse de la COP 21 de Paris en 2015. Le prochain rendez-vous, donné six plus tard avait pour but de faire états des réussites et de féliciter les bons élèves de la Conférence des Parties. 

« Si cette première fausse note avait de quoi faire sourire jaune les 200 pays conviés, elle donnait clairement le ton à ce 26ème sommet pour le climat. » 

A l’heure du bilan, les résultats des “engagements” pris par les dirigeants semblent inexistants et leurs retombées bien pires que prévu. C’est du moins ce que l’on comprend au travers du rapport publié en aout dernier par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Si on en croit ce rapport, disponible ICI, la situation actuelle est aujourd’hui plus que préoccupante et reflète un zèle de la part des dirigeants dans la mise en œuvre des promesses (non) tenues. Un résultat qui a de quoi offrir un goût amer à l’ouverture de cette COP26, se tenant à Glasgow du 1er au 12 novembre prochain. Si cette première fausse note avait de quoi faire sourire jaune les 200 pays conviés, elle donnait clairement le ton à ce 26ème sommet pour le climat. 

Face à l’inaction, les plus en dangers mouille leur chemise.

Ministre des Affaires étrangères de Tuvalu, alerte sur la montée des eaux.

Le 9eme jour de débat sera notamment marqué par la prise de parole du ministre des Affaires étrangères de Tuvalu. Si son texte empreint d’émotion laisse transparaitre la catastrophe en approche, c’est bien l’image qui marquera nos esprits. Debout derrière son pupitre, les pieds dans l’eau, costume mouillé jusqu’aux genoux, le ministre met en garde les grandes nations contre la montée des eaux. Situé au cœur du Pacifique, Tuvalu est une petite île polynésienne qui se retrouve malheureusement en première ligne face aux conséquences du réchauffement climatique. Si l’image est forte et le message plein de sens, il semble ne pas avoir réellement trouvé d’oreilles attentive… 

Un pas en avant, trois pas en arrière pour les pays le plus développés

Non seulement aucun réel engagement n’est pour le moment envisagé, mais en plus les promesses de 2015 sont déjà abandonnées. Ainsi, l’augmentation de température maximale de 1.5°C n’offre plus un sursis d’un siècle mais de 50 ans avec toujours les mêmes problèmes à la clef. Mais en plus les pays les plus développés font machine arrière quant à leurs implications dans le domaine énergétique. En conséquence pour la France, le nucléaire est donc de nouveau sur la table et le financement des énergies fossiles sera à l’arrêt, du moins pour les pays « étrangers ». De quoi offrir matière à débat sur le type de financement mais également la compréhension de ce que pays étrangers signifie en politique.

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