La COP26 face à l’urgence climatique

Depuis Rio 1995, les pays se réunissent chaque année pour discuter des questions environnementales. Cette année plus que jamais, le changement climatique est en ligne de mire. 

Pieds dans l’eau, le ministre des affaires étrangères de l’archipel de Tuvalu (Polynésie) prend la parole lors de la COP26. Un acte symbolique qui démontre la réalité pour beaucoup de populations.

Limiter l’accroissement de la température de la planète entre 1,5 et 2°C d’ici 2100. Cet objectif ratifié via l’Accord de Paris lors de la COP21 en 2015 semble maintenant utopiste. Six ans plus tard, la situation a empiré. Alors que les gouvernements mondiaux sont réunis à Glasgow pour la 26ème édition de la Conference of Parties, on ne peut omettre les conclusions du rapport publié le 9 août 2021 par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC), qui lance un cri d’alarme sur la gravité de la situation climatique.

La hausse du niveau de la mer s’est considérablement accélérée (trois fois plus rapide par rapport à la période 1901-1971), de même que la fonte des calottes glaciaires (celle du Groënland a fondu six fois plus vite entre 2010 et 2019 que durant la décennie précédente).

Greenpeace, « Événements climatiques extrêmes, à quand les réponses ? »

Tout le monde est concerné par le danger qui plane à cause au réchauffement de la planète. Mais dans certaines parties du monde, les dégâts sont déjà flagrants. Beaucoup de territoires insulaires sont en train de disparaître à cause de la montée des eaux, due à la fonte des glaces. Les pluies diluviennes en Allemagne en plein mois de juillet, les dômes de chaleur au Canada qui ont causé des incendies gigantesques, l’augmentation du nombre de réfugiés climatiques… difficile de croire aux solutions envisagées par les dirigeants. La cause principale est l’émissions de gaz à effet de serre, qu’il faut impérativement réduire. Greenpeace considère cependant que « limiter le réchauffement à +1,5°C comme le préconise l’Accord de Paris est encore techniquement et économiquement possible, mais pas pour longtemps si nos gouvernements continuent à faire semblant d’agir ».

Des milliers de manifestants se sont réunis samedi dans le monde entier pour protester. La foule scande des slogans en faveur de la justice climatique, et dénonce l’inaction des plus grandes puissances mondiales, responsables de la majorité des GAS.

« Il n’y a pas de planète B », peut-on lire sur l’une des nombreuses pancartes brandies par les manifestants pour le climat à Glasgow.

On attend dès vendredi 12 novembre, dernier jour de cette COP 26, de nouvelles mesures concrètes. Mais l’organisation reste sceptique face aux conclusions de cette conférence, tout comme WFF, qui rappelle ces chiffres alarmants aux conséquences irreversibles:

Malgré les nombreuses alertes des scientifiques et la mobilisation de la société civile, les engagements pris à ce jour par les Etats entraîneront une augmentation de 16% des émissions d’ici 2030 et un réchauffement de 2,7°C en 2100.

WWF, « La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques ».

Lou Tabarin

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