Attac dénonce les dommages causés à la planète par Amazon

D’après une étude menée par les organisations Attac France, les Amis de la Terre et l’Union syndicale Solidaires, la multinationale américaine est responsable d’un impact environnemental sans précèdent .

Une fois que vous lisez les revendications sur le plan écologique énoncés dans le document Impunité fiscale, sociale et environnementale : immersion dans le modèle Amazon, le logo du géant nord-américain ne vous paraîtra plus si souriant. Seulement en 2018 Amazon Web Services avait émis 55,8 millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES). Un chiffre qui ne semble tout à fait soutenir l’objectif de la compagnie visant à atteindre la neutralité carbone en 2040.

©Vox

Pourquoi Amazon émet une quantité si grande de GES ?

Le transport est au niveau mondial la deuxième source principale de gaz à effet de serre (GES). Et la distribution de marchandises c’est justement un des processus qui contribuent le plus dans l’augmentation des chiffres de l’empreinte carbone. Livraison, entrepôts, traitants, sous-traitants, distances, sont quelques termes employés pour développer les stratégies de transport les plus appropriés face à la demande des consommateurs. Et les moyens les plus fréquemment utilisés pour remettre des colis sont l’avion et le bateau.

Une livraison qui n’est jamais gratuite même si elle ne coute pas

C’est évident que la promesse de livraison rapide ne peut s’effectuer que par voie aérienne. En fait les clients Amazon Prime, soit le 62% des clients Amazon aux États-Unis, tirent bénéfice des livraisons effectués dans un temps record de 24 heures. « En 2019 la multinationale a opéré 110 vols intérieurs par jour aux Etats-Unis et 20 en Europe. »  D’où le taux de transport aérien de la compagnie dirigée par Jeff Bezos a augmenté 29% par rapport à celle de 2018.

Les chiffres des émissions de gaz à effet de serre (GES) par voie maritime ne sont promettants non plus. « Le transport par bateau de produits vendus sur Amazon aux Etats-Unis depuis la Chine représenterait un ordre de grandeur de 4 millions de tonnes de CO2. »

Ce qui n’est pas vraisemblable c’est prétendre que la compagnie basée à Seattle, Washington aboutisse à respecter l’Accord à Paris 10 ans avant que ses concurrents. « Amazon a finalement publié un bilan carbone et annoncé que la “neutralité carbone” serait attente en 2040 et non en 2050… » Apparemment concernée et engagée à réduire à la moitié les trajets de la dernière phase de transport d’ici 2030, l’entreprise de commerce en ligne ne montre pas un projet solide quant aux produits non vendus directement mais distribués par elle-même (Fulfilled by Amazon).

Destruction d’invendus par Amazon : une pratique bientôt interdite ? – La Quotidienne ©YouTube

Une surconsommation qui ne connaît point

Vendre a tout prix implique produire à tout prix. La surproduction apparait aussi comme une des stratégies mises en marche pour satisfaire les désirs éphémères des consommateurs et atteindre leur fidélisation (Ali Baba.com et Ebay attendent le même but). Bien que l’indice prix moyen de certains articles continue de baisser il y a tant d’offre que la demande devient insuffisante. S’il y a des produits invendus il faut les disparaitre. « Trois millions de produits neufs ont ainsi été détruits par Amazon en France en 2018. »

Même si les produits sont vendus ils pourraient éventuellement être mis à l’écart. Ne sachant si des tailles vont marcher bien les clients Prime, dans la plupart, achètent plus d’une pièce de vêtement “au cas où ”. Amazon ne va plus mettre à la vente ce produit de nouveau, ce n’est pas la peine pour le géant.   « Greenpeace estime que 30% des retours clients seraient envoyés à la broyeuse car il n’est pas rentable de les tester et les emballer à nouveau. »

Qu’est-ce qui nous reste à faire en tant que consommateurs pour diminuer ces chiffres si décourageants ?

L’achat en un clic semble avoir tout simplifié. Il n’y a pas de besoin de s’en sortir, on regard dans l’écran l’objet désiré une fois, deux fois et voilà. Dans un monde globalisé ou il n’est plus nécessaire de se contenter avec des produits locaux et ou les cartes de crédit sont la clé qui ouvre toutes les portes, acheter est devenu un exercice quasi mécanique. A nous de réfléchir sur ce dont on a vraiment besoin. Ces chaussures qui n’ont été portés qu’une fois pourraient maintenant faire partie d’une pile de déchets qui ne cesse de grandir.

Carolina CG

Photo à la une: ©Screen Rant

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