Mary Higgins Clark : le royaume de la reine du suspens

 » Je préfère que l’on imagine ce qui se passe. » Ayant commencé sa carrière à la deuxième moitié de sa vie, Mary Higgins Clark ne laisse pas le choix à ses lecteurs, « vous devez avoir envie de tourner la page ». Une écrivaine qui rattrape le temps perdu.

Mary Higgins Clark est une autrice américaine née le 24 décembre 1927 à New York. Elle est issue d’une famille irlandaise qui s’est installée dans le quartier du Bronx où elle a grandi avec ses deux frères. Elle a montré son désir de devenir écrivaine à l’âge de 6 ans, ses parents l’inscrivent alors dans une institution catholique privée. À la suite de la mort tragique de son père lorsqu’elle avait 12 ans, Mary a dû commencer à travailler rapidement afin d’aider sa famille. Elle décroche son premier poste dans une agence de publicité en 1946, puis elle devient hôtesse de l’air de la Pan American World Airways. Quelque temps après, Mary Higgins Clark épouse Warren Clark puis décide de renoncer à son travail et de se consacrer à sa famille.

Mary Higgins Clark à New York en 1976. ©Getty images.

Mary Higgins Clark se replonge dans l’écriture en prenant des cours par correspondance tout en s’occupant de ses enfants. Elle s’est mise à écrire des petites nouvelles qu’elle envoyait aux journaux mais sans grand succès. Quelques années après, elle fait face à la mort de son mari Warren Clark ; un nouvel évènement qui fera basculer sa vie. Mary Higgins Clark se retrouve donc seule contrainte de trouver du travail pour s’occuper de ses cinq enfants. Elle a commencé par écrire des scriptes pour la radio. Elle se confie à CNN en 2002 « Croyez-moi, on ne s’en sort pas en vendant des histoires courtes, avec cinq enfants à élever. J’ai donc commencé à écrire des scripts pour la radio, afin de gagner ma vie, et cela m’a en fait beaucoup appris sur l’écriture .  Elle entame ensuite l’écriture de son premier roman intitulé « le roman de George et Martha », une biographie romancière de George Washington parue en 1968 qui n’a eu de succès. En 1975, Mary Higgins Clark décide de changer de genre et de passer au roman à suspense. Selon France-Culture, elle s’inspirait des contes irlandais qui ont contribué à mieux définir son concept de « page turner ». Ce concept qui a rendu ses livres irrésistibles comme elle les décrit « Il y a de très belles sagas dont vous pouvez apprécier un chapitre avant de reposer le livre. Mais si vous lisez mes livres, je veux que vous soyez obligés de lire le paragraphe d’après ». Elle publie alors son deuxième livre « la maison du guet » qui a connu immédiatement un énorme succès et devient bestseller. Elle enchaîne en publiant un livre par an et en multipliant les best sellers, ses livres font partie des plus vendus dans le monde. Ces romans ont particulièrement touché les jeunes sans doute parce qu’elle-même étant jeune avait vécu des drames tout aussi accablants.

Mary Higgins Clark veillait tout particulièrement à avoir une apparence bien soignée. Son style vestimentaire et sa coiffure sont restés invariables malgré son âge, incontournable tailleur et chignon, toujours souriante « elle était unique » l’a décrite son éditeur Michael Korda.

Portrait de Mary Higgins Clark. ©Juergen Frank/Corbis via Getty Images.

Étant très fière d’être catholique, Mary Higgins Clark a été nommée membre de l’Ordre de Saint Grégori le Grand, de l’Ordre de Malte et de l’Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Elle a toujours tenu à exhiber son catholicisme dans ses romans. Elle déclare lors d’une interview avec l’agence américaine Catholic News Service, à l’occasion de la publication de son dernier livre « embrassez les filles et faites-les mourir » à propos de ses références catholique « créer des personnages catholiques qui, malgré les obstacles et le danger, persévèrent dans leur lutte quotidienne de la vie ».

Mary Higgins Clark est souvent associée à Agatha Christie car elles écrivaient des romans du genre à énigmes, bien qu’elles soient dissemblables. Higgins a reçu de nombreux prix dans ses années actives. En France, elle reçoit le Grand Prix de Littérature policière en 1980 et le Prix littéraire du Festival de Deauville un an plus tôt. Aux États-Unis, elle a été honorée par l’American Irish Historical Society.  En dépit de son éducation précoce troublée, Clark est un récipiendaire de 18 diplômes honorifiques des universités à travers les États-Unis.

Le 31 janvier 2020, Mary Higgins Clark s’éteint en Floride à l’âge de 92 ans laissant derrière elle un héritage assouvissant ses lecteurs.

Celia.H

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