Covid-19 : Les effets du confinement sur la population

Sylvie Droit-Volet, professeure en Psychologie à l’université Blaise Pascal, fait part dans un podcast du CNRS, des premiers résultats de ses recherches sur l’impact de la pandémie dans le cadre du projet Covid-19 Socio Distant.

Sylvie Droit-Volet, professeure de psychologie à l’Université Blaise Pascal, Clermont-Auvergne, photo prise par Julien Bourgeois (18 mai 2017), pour le magazine, © LE MONDE

Le laboratoire CNRS (Centre national de la recherche scientifique) de psychologie sociale a conduit une grande enquête pendant le premier confinement du mois de Mars au mois de Mai. Avec deux échantillons de plus de 2,000 personnes, des scientifiques ont essayé de comprendre les différents impacts psychologiques du confinement sur la population française. Ces personnes ont aussi été interrogé pendant le second confinement en novembre, et seront réinterrogés en 2021 pour voir l’évolution de leur état psychologique. Le projet de recherche Covid-19 Socio Distant cherche à identifier les facteurs qui mènent à des comportements à risque, et le second voir les facteurs ayant conduits à une explosion des chiffres de la dépression durant cette pandémie. Le premier résultat est que la plupart des personnes se sont soumises au confinement mais qu’elles ont eu un sentiment de mal-être, dans la majorité des cas avec des problèmes de sommeil, bonheur et ennuie par exemple. Le premier confinement a mené à une explosion d’épisodes dépressifs. :« Plus d’un français sur quatre ont vécus un épisode dépressif. ».

…plus on passe de temps sur ces réseaux, et plus la probabilité d’adhérer à cette Fake New et importante.

Sylvie Droit-Volet

Avec son collègue Pascal Huguet la professeure Droit-Volet a aussi fait une enquête sur les individus qui adhèrent au « Fake News ». Ces individus représentent 20% de la population générale : « les analyses statistiques ont montrées que la fréquentation des réseaux sociaux prédit l’adhésion au fake news et aux théories complotistes et divines, plus on passe de temps sur ces réseaux, et plus la probabilité d’adhérer à cette Fake New et importante. » Une particularité de l’enquête est que les journaux traditionnels n’arrivent pas à endiguer ces croyances. Ces personnes sont aussi d’après les résultats, plus dépressives, impulsives et ont la tendance à plus consommer des stimulants, ou du cannabis. Pour l’instant les résultats suggèrent que ces personnes ont pris plus de risques, et seraient d’après ses dires des « super contaminateurs » c’est-à-dire des personnes qui n’ont potentiellement pas respecté les gestes barrières, distances sociales ou le confinement.

Le terme « super contaminateur » fait référence aux personnes contaminées par la covid-19 qui sont à l’origine de dizaines de contaminations, dans ce cas précis il fait référence au personnes qui volontairement mènent des comportements à risque pour eux ou les autres, image Eric Baradat, © AFP

Image d’illustation pour l’article: Zubada, © GETTY IMAGES

Emil R

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