Venom et le box-office: une drôle de symbiose

Alors que les adaptations de super-héros au cinéma se font à foison, celle du super vilain devait changer la donne.

Sombre, gore et sanglant, c’était la fausse promesse de SONY. Adapté à l’écran par Ruben Fleisher, réalisateur de ZombieLand en 2009, Venom devait se présenter comme un outsider parmi films de super-héros. Fini le second rôle pour le personnage qui trône cette fois-ci en tête d’affiche. L’histoire quant à elle se présentait comme création originale. Un parti pris du studio qui influe directement sur le design de la créature. En revisitant les origines du monstre, on dit par la même occasion adieu à l’araignée blanche sur son torse. Le blockbuster se vendait également beaucoup plus adultes que les autres adaptations de bande dessinées. L’annonce d’un film interdit au moins de 16 ans et fidèle aux comics allait enfin réconcilier les fans du personnage avec l’écran. Trop d’entre eux se rappelaient encore l’affront de Sam Raimi avec Spider-man 3 en 2007. On efface par la même occasion la petite carrure de Christopher John Grace, inadaptée au monstre. C’est Tom Hardy qui enfile le symbiote et devient la némésis de l’homme araignée. Après Bronson en 2008 et Bane dans le dernier volet du Chevalier noir de Nolan en 2012, on imaginait aisément l’acteur exprimer la violence du personnage. Le succès auprès des fans était assuré…

Venom et Eddy Brock aka Tom Hardy
Scène du film Venom – ©Sony Pictures

C’était sans compter sur l’appât du gain de SONY. Face au succès et aux millions engrangés par les super-héros de la maison aux idées, difficile de ne pas faire machine arrière. Et cela se ressent. A quelques mois de la sortie, la violence est réduite et le sang disparaît des écrans. Les attentes des fans sont revues à la baisse tout comme l’interdiction en salle qui passe de 16 à 12 ans. En retournant sa veste, le studio retarde par la même occasion la sortie pour le besoin de retourner des scènes. Bonjour les blagues et l’humour facile qui parle tant aux fans des Avengers… Le film en salle perd ainsi toute sa crédibilité d’outsider. Les fans de la première heure le boycottent, les plus jeunes l’adulent en assistant à la naissance d’un énième super-héros. Et pour cause un réel potentiel non exploité au sein d’un scénario malheureusement fade et bâclé. On soulignera l’abscence totale de clin d’oeil à l’homme araignée qui demeure invisible à l’écran. Presque autant que l’actrice Michelle Williams, dont le rôle reste minime et inutile à l’intrigue.

Scène du film Venom – ©Sony Pictures

Le film remplit néanmoins les salles françaises plus de 200 millions de spectateurs. Tous saluant, sans exception, la superbe modélisation en images de synthèse du personnage. Avec une recettes mondiale qui environne le milliard de dollars, le parasite extraterrestre s’offre un sequel non mérité. De quoi ravir nouveaux fans et retourner dans leur tombe ceux de la première heure encore ne fois trahis…

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