« PERSONAL SHOPPER », 105 minutes de pure confusion

Dans ce film d’Olivier Assayas sorti en 2016, on retrouve la célèbre Bella de « Twilight » alias Kristen Stewart. Toujours aussi torturée et désemparée. Et cette fois encore, c’est une histoire d’amour, de deuil, et de suspense(s) absurde(s).

L’héroïne du film, Maureen est une américaine expatriée à paris. Elle dit détester le monde artificiel la mode mais travaille « personal shopper » pour subvenir à ses besoins. Elle s’occupe de la luxueuse garde-robe d’une célébrité qu’on aperçoit une ou deux fois au cours du film.

Maureen est médium. Elle vient de perdre son frère jumeau et attend avec anxiété et anticipation qu’il prenne contact avec elle de l’au-delà. Le point culminant du film arrive quand elle commence à recevoir des SMS d’un inconnu inquiétant qui semble tout savoir d’elle, une vraie obsession.  Leur interaction est sensée créer chez le spectateur peur ou angoisse… Raté ! Les scènes sans aucune utilité, les dialogues vides, les gros plans glauques marchent pour ce film qui se veut Thriller/Horreur mais pas pour les bonnes raisons. En effet, l’épouvante ici pour le spectateur c’est de penser au prix du billet pour la séance de cinéma, à la queue qu’il a dû supporter pour atteindre la salle et au temps qui lui reste avant que ce ne soit fini.

Image du film.
©pinterest.fr

Stewart est égale à elle-même. Sublime avec sa coupe à la garçonne ; ces expressions faciales que l’on connaît pour les avoir vues et revues ; cette main qu’elle passe dans ses cheveux pour marquer son angoisse ; On s’y est habitués et son jeu d’actrice est convenable mais assez pour faire oublier la lourdeur du film.

La caméra quant à elle semble s’être prise d’amour pour elle, c’est presque érotique. Son visage est omniprésent ; on le voit tellement que le film aurait été un documentaire sur Kristen Stewart que l’effet aurait été le même. Ce qui amène à penser que l’intention du réalisateur est de faire d’elle le « vrai » fantôme de l’histoire à la place de son frère décédé ; qui erre dans sa vie sur terre en attendant on ne sait pas vraiment quoi. Mais les interprétations sont nombreuses à ce sujet.

Quand la caméra trouve sa muse…

©Mobileabysse

D’autre part, le dénouement de l’intrigue est péniblement évident et la fin du film laisse le spectateur sur une incroyable faim. Quand les lumières de la salle se rallument et qu’il est enfin temps de partir, la rumeur qui traverse la salle se résume en cette phrase : « Tout ça, pour ça… ?». C’est une fâcheuse impression de temps perdu qui envahi la majorité des gens dans l’assistance. Et quel temps… une heure et 45 minutes à jamais perdues ; au moins il y aura eu les 15 premières minutes de publicités, maigre consolation.   

Enfin, aussi peu captivant qu’il soit, « Personal Shopper » a le mérite d’être encré dans la mémoire de ceux qui l’ont visionné. Mauvais souvenir pour beaucoup, certes ; mais n’est-ce-pas là toute la puissance d’une œuvre d’art quelle qu’elle soit ? Réussir à créer chez le public un sentiment : bon ou mauvais, peu importe tant qu’il n’y reste pas indifférent.

Alexandra Dina

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