Avouons-le : Le loup de Walt Street est décevant, ennuyeux et surestimé

Le soi-disant chef-d’œuvre de Scorsese a toujours reçu des critiques très positives depuis sa première apparition sur les écrans en 2013. Beaucoup le considèrent comme l’un des meilleurs films de tous les temps. Mais comment peut-on aimer un film comme celui-ci ?

©theguardian Leonardo DiCaprio dans le rôle de Jordan Belfort dans The Wolf of Wall Street. Photographe: Paramount/Everett/REX

Ce n’est pas un si mauvais film, il fait juste dormir. Le fait est qu’il est logiquement surfait : il est réalisé par un grand cinéaste, Martin Scorsese, dans le casting on distingue des noms importants tels que Margot Robbie, Jonah Hill, Matthew McConaughey, Jean Dujardin, Jon Bernthal, et évidement celui de Leonardo DiCaprio, et pourtant le résultat est décevant. C’est dommage, presque un gâchis, car il y avait tous les éléments pour réaliser le chef-d’œuvre dont tout le monde parle, au lieu de ce mélange exaspéré de violence, drogue et sexe.

Effectivement The Wolf of Wall Street, titre original, raconte en 2 heures et 98 minutes l’histoire de l’ascension d’un courtier en bourse, Jordan Belfort, en abordant plusieurs thématiques, toutes extrêmement négatifs. Il offre un aperçu des vices comme la luxure, la drogue, le sexe. L’obsession et l’avidité pour l’argent, en revanche, restent une constante tout au long du film. Elle est le point de départ et le point d’arrivée. On voit donc comment l’homme est prêt à faire n’importe quoi pour s’enrichir, pour le dieu argent, qu’il s’agisse de voler ou de frauder. C’est vrai qu’il est basé sur une histoire réelle et qu’il n’est pas difficile d’imaginer qu’un personnage comme celui joué par DiCaprio puisse réellement exister. Pourtant, il reste un produit trop cynique et exagéré. Il montre le portrait du déclin de la civilisation, de la perte du moral et de l’humanité. L’absence de notes positives, de moments drôles et heureux, d’éléments de contraste, fait que tout reste sur le même plan, ennuyeux et monotone.   

©Twitter Margot Robbie et DiCaprio dans le rôles de Jordan et Naomi

Au milieu de tout cela, une belle histoire ‘’d’amour’’ ne manque pas. Cependant, elle est également détruite par une scène de violence domestique entre Jordan et Naomi (Margot Robbie). Après deux heures on l’a compris : l’homme est un être ignoble. N’est-ce pas le message du film ? De toute façon, il reste encore une heure pour arriver au bout. Mais attention, le problème ce n’est pas la durée. Ils existent des films de 3 heures tout à fait formidables et agréables. Dans ce cas, la durée est un élément de plus qui amène à se demander ‘’pourquoi suis-je en train de le regarder ? ’’ et ‘’quel est l’intérêt de tout cela ? ’’. Le point est celui qui vient d’être mentionné : l’homme est un être vil incapable d’apprendre de ses propres erreurs. DiCaprio le montre parfaitement. Sa performance incontestablement magnifique est peut-être le seul aspect appréciable en plus de la mise en scène. Nous le reconnaissons à peine et nous avons du mal à croire que c’est la même personne qui a joué le rôle d’un adorable Jack amoureux de sa Rose en Titanic.

De toute manière, les pours sont trop faibles par rapport aux contres. Ils ne suffisent pas pour pouvoir affirmer que Le loup de Walt Street vaut la peine d’être vu ou revu. Mais c’est aussi vrai que pour pouvoir donner une opinion, il faut le regarder. Alors trouvez du temps libre, prenez une bonne tasse de café et bonne visionnage !

Patricia Boateng

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