#Alive : quand le confinement tourne au cauchemar

Si ce film de zombie a fait un carton en Corée du Sud avec près de 2 millions d’entrées, il est loin d’être un chef d’oeuvre en la matière. Dans la lignée du film Dernier train pour Busan, #Alive semblait un titre prometteur. Pourtant, le film de Cho Il-hyung n’est pas parvenu à nous convaincre. 

Bande annonce VOST #Alive © Youtube

Un jeune homme coincé dans son appartement alors que le monde fait face à une épidémie rappelle vaguement quelque chose. Pourtant, le film a été tourné fin 2019. Si son étrange ressemblance (pas prémonitoire on l’espère) avec notre situation actuelle s’annonce intéressante, le film #Alive reste une déception et manque cruellement d’originalité. Alors que le cinéma coréen s’impose à l’international avec des productions à succès et que le phénomène des zombies continue de plaire, #Alive aurait pu être remarquable. Malheureusement, ce film n’offre rien de marquant. 

L’histoire se déroule à Séoul, un streamer de jeux vidéos se retrouve seul, barricadé dans son logement, alors que le pays est plongé dans le chaos d’une apocalypse zombie. Le protagoniste Oh Joon-woo, interprété par Yoo Ah-in , est loin d’être un pro de la survie. Son manque de bon sens peut parfois faire sourire, mais il est avant tout très frustrant. Par exemple, lorsqu’il se met à dévorer ses dernières réserves de nourriture après avoir visionné la publicité d’un plat de ramen. L’absurdité du personnage est souvent agaçante avant d’être touchante. Seul et désespéré, Joon-Woo fini par découvrir une survivante. Celle-ci n’est autre que la fille de l’appartement d’en face, Kim Yoo-bin, jouée par Park Shin-hye. Elle est beaucoup plus préparée que le gamer, elle a des provisions et même un système d’alarme rudimentaire afin de se prémunir des infectés. 

Park Shin-hye dans le rôle Kim Yoo-bin © HanCinema

À partir de cette rencontre, s’installe le sous-texte d’une romance entre les deux personnages. On pense que tout les oppose, mais au final ils ont des points communs inattendus (ils mangent leurs nouilles de la même façon !) Cette intrigue, très cliché, n’apporte rien au film et semble être là pour ralentir l’action. Même si les acteurs se débrouillent bien dans leurs rôle, rien y fait : le contraste entre le garçon maladroit et la fille « dure à cuire » est vu et revu dans les films de ce type. 

En fait, l’un des seuls points intéressant du film, sont les infectés. Ces zombies sont différents de la majorité des autres oeuvres du genre. Dans #Alive, on apprend que les infectés conservent des comportements de leurs vies antérieurs, ils possèdent donc une forme de mémoire et même d’intelligence. Ils semblent même être capables de s’organiser entre eux afin de capturer leurs victimes. Cette représentation singulière des zombies est assez réussie. 

Les deux protagonistes se battent contre une horde de zombie © Ciné-Asie

Pour le reste, #Alive se présente comme une opportunité gâchée. Les scènes d’horreur sont prévisibles et celles d’action sont peu efficaces. Pour les amateurs de frissons c’est raté ! Le film est loin d’être haletant comme le thriller horrifique Dernier train pour Busan. Sorti en 2016, ce film de zombie réalisé par Yeon Sang-ho tient le spectateur en haleine jusqu’au bout et parvient à réaliser une critique sociale toute en retenue. #Alive, quand à lui, ne s’impose pas comme un classique du genre. En conclusion, la fin du film, beaucoup trop simpliste, est à l’image du scénario de ce long-métrage disponible sur Netflix. 

Kamissa Ba

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