‘Aladdin’ : c’est plus qu’un film d’animation 

Entre le premier long-métrage de 1992 avec des images stéréotypées des personnages arabes et la nouvelle version de 2019, les résultats et l’impact sur le public Arabe restent les mêmes. D’une part,La representation est toujours fondée sur un imaginaire de l’exotisme. D’autre part, Une absence totale de distinction et confusion entre les différentes cultures du Moyen-Orient. 

© Une photo par le cyber artiste et polémiste Saint Hoax qui s’attaque aux stéréotypes qui touchent les arabes

Dès le départ, la chanson d’ouverture commence par des mots ayant une connotation exotique et raciste.“ Oh I came from a land, from a faraway place, where the caravans camel roam.” Je venais d’un pays lointain où les gens se déplaçaient en caravanes de chameaux. La chanson continue par: “where they cut off your ear if they don’t like your face, it’s barbaric, but hey, it’s home”. C’est un endroit où les gens se font couper les oreilles si leur visages ne plaisent pas. C’est un acte de barbarie et de violence dont sont condamnés les arabes et qui s’ancre profondément dans leur culture. Les paroles de la chanson sont racistes. Ce qui fait qu’un arabe représente un personnages a caractère violent.  
Le film d’animation Aladdin est sorti en 1992. Il s’inspire du conte d’Aladin ou la Lampe merveilleuse et du film intitulé Voleur de Bagdad (1940). Il est réalisé par John Musker et Ron Clements. Le scénario est aussi rédigé par John Musker. 
La représentation physique des personnages du film dégage une certaine incohérence : D’une part, Aladin avec un corps et un visage d’Européen. D’autre part, le reste des personnages arabes étaient les méchants de l’histoire. 
Dans une scène, un marchand arabe voulait couper la main d’une princesse parce qu’elle a volé une pomme pour un petit garçon. Une fille de 8 ans ayant regardé le film, associerait cette image d’homme barbu vêtu d’habits traditionnels à un homme de caractère agressif, nerveux et méchant. Ces images stéréotypées seraient inculquées aux jeunes spectateurs.

© source: http://www.lecinemaestpolitique.fr/wp-content/uploads/2012/08/aladdin05.jpg

Tout au long du film, la culture arabe est représentée comme étant une culture barbare. Les arabes n’ont pas de loi. Les puissants marchent sur les diminues. L’exemple du marchand arabe qui vend des marchandises et des articles contrefaits). Il essaye de distraire l’audience en leur souhaitant la bienvenue à Agrabah. C’est une image stéréotypée d’un personnage arabe qui a un esprit malhonnête et manipulateur. Malheureusement, tous les personnages méchants/malicieux du film (Jafar, Azim le voleur, les gardes, le prince qui veut fouetter les enfants, le marchand qui veut couper la main de Jasmine) sont représentés sans exception par des traits et des vêtements “arabes”. En revanche, les personnages honnêtes et bienveillants sont interprétés par des européens.

Dans la nouvelle version du film d’Aladdin de 2019, l’auteur a corrigé les problèmes de représentations. Cependant, il a perpétué “la tendance au retour à un orientalisme magique .. En vérité, ce n’est pas vraiment une décision courageuse de troquer le racisme explicite contre un cliché exotique” disait Evelyn Alsultany dans son article. 
Au cours du siècle dernier, Walt Disney et Hollywood ont produit plusieurs films qui stéréotypent les Arabes et les musulmans. “un rouleau compresseur implacable de stéréotypes qui exerce une forte influence sur l’opinion publique et les politiques”, disait Alsultany. 

Imad Baazizi

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