J.R.R. Tolkien: Un univers vaste et intarissable

Fin philologue, illustrateur, poète, écrivain, spécialiste du vielle anglais, du vielle allemand et des anciens textes nordiques, professeur en université. Tolkien était un écrivain plein d’imaginaire, méticuleux et soucieux du détail dans chacune de ses œuvres, il en a résulté des écrits complets et même inachevés.

John Ronald Reuel Tolkien est né le 3 janvier 1892 à Bloemfontein, une ville d’Afrique du sud. Il meurt le 2 septembre 1973 à Bournemouth.

J.R.R. Tolkien est l’enfant aîné d’Arthur Reuel Tolkien et Mabel Tolkien (née Suffield), son père étant banquier, ses parents ont déménagé avant sa naissance à Bloemfontein, en Afrique du Sud. Tolkien n’y restera que trois ans. Lors d’un voyage en Angleterre avec sa mère et Hilary, son frère cadet, leur père meurt en Afrique, leur mère décide de s’installer définitivement à Birmingham en Angleterre. Il eu avec Edith Tolkien (née Bratt), quatre enfants, John Francis Reuel Tolkien, Michael Hilary Reuel Tolkien, Christopher John Reuel Tolkien et Priscilla Mary Reuel Tolkien.

Très jeune déjà, Tolkien développe un goût pour la nature et les arbres, outre avoir grandit dans un Birmingham très rural, épargné par l’industrialisation, Tolkien apprend la botanique avec sa mère, ce qui sera une source d’inspiration pour le Hobbit et le Seigneur des Anneaux. Les frères Tolkien sont introduit aux langues très tôt, leurs mère leur enseigne le latin, l’allemand et le français. A l’âge de sept ans Tolkien a écrit sa première histoire de Dragon. C’est également durant son enfance que Tolkien se met aux dessins à l’aquarelle, notamment, et à l’invention de langues avec ses cousines à travers des jeux.

Tolkien fait ses études secondaires à King Edward’s School, élève boursier et brillant, il va au delà de sa formation classique en s’auto-initiant à la grammaire du vielle anglais et de l’islandais, car dès son enfance il avait un engouement pour la littérature nordique. Ayant finalement fait des études d’anglais, Tolkien devient grammairien, linguiste spécialiste des langues germaniques anciennes, de l’anglo-saxon et du vielle allemand. C’est ainsi qu’il commencera à s’inspirer pour inventer ses propres langues qu’il va sophistiquer avec les mécanismes de grammaire et les sonorités qu’il apprécie le plus.

L’Arbre des Langues, c. 1930-37 par J.R.R. Tolkien

On peut apprécier les compositions de plusieurs familles de langues pour la Terre du Milieu, telles que la familles des langues Elfiques, la langue des nains, une famille de langues des humains; ces langues-ci sont les langues avec une certaine beauté dans les sonorités tandis que les dialectes des orcs sont barbares et non agréables à l’ouïe. Damien Bador ingénieur et passionné de l’univers Tolkien, trouve dans ces langues, un aspect mathématique de par des règles de transformations phonologiques et grammaticales.

The Fire-writing, 1953 by J.R.R. Tolkien (1892–1973).

Tolkien a dessiné les trois pages qu’il a troués pour donner un air ancien. Texte écrit en langue de Nains. Lien vers les archives scannées et protégées: https://www.tolkienestate.com/fr/peindre/calligraphies/calligraphies.html

L’auteur a façonné un univers monumental emprunt de tous genres littéraires, de poésie, d’épopées, de romanesque, de descriptions littéraires, de dialogues philosophiques et d’archives. Le Hobbit est un conte que Tolkien a écrit pour ses enfants, il est publiée en 1937. Le Seigneur des Anneaux est écrit durant la Seconde Guerre mondiale, il est publié en 1954.

« Tolkien expliquait de manière plus au moins humoristique, sait-on jamais, que pour lui, le Seigneurs des Anneaux avait simplement été un roman qu’il avait écrit pour le simple plaisir d’avoir un personnage pouvant justement dire: « Elen síla lúmenn’ omentielvo » (Une étoile brille sur l’heure de notre rencontre). » – Damien Bador.

L’écrivain et illustrateur était minutieux dans les détails, initiatiques, poétiques, philosophiques et esthétiques. Il était très attaché à la vraisemblance, ceci est démontré dans son légendaire et son univers, on trouve plusieurs versions de la carte de Thrór et de la carte de la Terre du Milieu avec des nom et lieux millénaires. Il a également développer plusieurs peuples avec leurs traditions, légendes, chants et langues.

L’arbre et la vaste végétation présents dans le conte Feuille, de Niggel, sont une métaphore des préoccupations de l’auteur par rapport à son œuvre. Ils représentent l’aspect perfectionniste du travail de l’auteur, qui par ce soucis de développement constant, n’arrive pas à atteindre les objectifs qu’il s’est donné.

« Niggel, celui qui pinaille, celui qui considère que son travail n’est jamais achevé, qu’il faut toujours le poursuivre est de l’auto-dérision de la part de Tolkien. Et donc c’est une réflexion aussi sur le tout et la partie, sur l’arbre et la feuille, qui est une figure vraiment fondamentale dans la pensé de Tolkien, c’est la forêt des textes, la feuille du livre, le lien entre les feuilles et les racines littéraires et linguistiques. » – Damien Bador

Il a consacré la dernière partie de sa vie à retravailler les légendes composées tout au long de sa vie pour les recueillir dans un ensemble publiable, il est mort avant d’y être parvenu. Cette tache gargantuesque est revenue a Christopher Tolkien le fils et exécuteur littéraire de J.R.R. Tolkien. C’est à lui que nous devons la recomposition et restitution des écrit et archives de son père, parmi eux, Le Silmarillion (1977), Les Contes et Légendes inachevés (1980) et les 12 volumes de l’Histoire de la Terre du Milieu (1982-1996).

L’univers de Tolkien est aussi vaste que ses connaissances en grammaire, linguistique, littérature et illustration. Si bien qu’au début sa littérature relevait du défi pour les libraires et critiques français lors de la classification, il est aujourd’hui indéniable qu’il est le père de la littérature fantastique qui a ouvert la voie aux jeux de rôle. L’arbre Tolkenien renferme une commuté toute aussi vaste de chercheurs universitaires, cosplayeurs, de joueurs de D&D et tant d’autres, qui apportent leurs feuilles.

Sources:

https://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/jrr-tolkien-ou-la-feerie-du-verbe-1892-1973

https://www.tolkiendil.com/tolkien/portraits/hilary_arthur_reuel_tolkien

https://www.lepoint.fr/pop-culture/ce-que-les-fans-du-seigneur-des-anneaux-doivent-a-christopher-tolkien-17-01-2020-2358329_2920.php#

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