Le château Breteuil : un patrimoine culturel immortel

        Il était une fois dans une petite commune de la vallée de Chevreuse, un vieux château abandonné au bord de l’écroulement. Aujourd’hui ceux sont plus de 120 000 visiteurs qui chaque année, redonnent au château sa splendeur et sa vitalité.

Le château de Breteuil a fêté récemment ses 50 ans d’ouverture au public devant de nombreux invités, membres de la famille et compagnons de route, et en présence de Gérard Larcher, président du Sénat. « Un château pour tous », tel a été dès le début de la rénovation en 1969 l’objectif poursuivi par l’actuel marquis de Breteuil et son épouse. Et si le premier jour de l’ouverture au public, seuls douze visiteurs ont poussé les grilles du domaine, aujourd’hui ils sont plusieurs milliers, enfants comme adultes, français comme étrangers, à s’éparpiller chaque année dans les allées du château. Le monument historique appartient à la famille depuis 1712, « les Breteuils » comptent parmi leurs ancêtres des ministres royaux et des ambassadeurs.

Une sacrée rénovation

L’actuel marquis de Breteuil raconte : « En 1960, un promoteur voulait raser le château pour en faire un parc d’attractions. Ma mère et moi avions sollicité une audience après d’André Malraux, alors ministre des affaires culturelles, qui sauva le château en faisant classer l’intégralité du parc au registre des monuments historiques ». Henri-François de Breteuil et son épouse qui s’est ralliée avec héroïsme entreprennent alors la rénovation de l’édifice. Le château était tellement ravagé que des champignons rongeaient les toitures et les parquets. Aujourd’hui la classification du château aux monuments historiques leurs permet non seulement d’être aidés par le ministère mais également d’être ouvert tous les jours de l’année et ce principalement grâce aux scolaires qui constituent la moitié de leurs visiteurs.

Breteuil est particulièrement lié à Perrault et à l’histoire de France avec ses personnages en cire qui agrémentent les visites. En 1985, Henri-François de Breteuil passa commande au musée Grévin de ces fameux personnages de cire qui ont redonné vie à la demeure en témoignant de son passé et de son inscription dans l’histoire depuis le XVIIIe siècle jusqu’au début du XXe. 

Un chantier permanent

De nombreuses restaurations ont été nécessaires, dans le château mais aussi dans l’Orangerie, les jardins, avec en 1994 la restauration du jardin des Princes en hommage au Prince de Galles et en 2000 la création du labyrinthe pour le second millénaire. Même aujourd’hui les travaux ne sont pas encore finis. Comme quoi, le château est un chantier permanent dont la rénovation demande énormément de temps. Outre une grande ouverture au public scolaire, les réceptions, les mariages et autres fêtes, les spectacles ont permis de rentabiliser le château.

Une entreprise familiale

François le plus jeune des enfants du marquis reprendra le flambeau après la mort de son père. Avec sa mère qui a consacré 42 ans de sa vie au château, lui et ses sœurs ont parfois l’impression d’être en compétition avec ce bien familial. Aujourd’hui enfants et petits-enfants poursuivent l’œuvre de leurs parents puisqu’ils gèrent visites, salons de thé, kiosques, crêperies et chambre d’hôtes. Le château reste également une maison de famille accueillant mariages et anniversaires.

Une belle cérémonie

Yves Vandlewalle, ancien député des Yvelines, conseiller départemental des Yvelines, Vice-président de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux de France, mais également président du Parc naturel régional de la haute Vallée de Chevreuse avait déclaré que Breteuil faisait partie : « (…) d’une colonne vertébrale touristique de la région avec Port-Royal, Dampierre et les vaux de Cernay ».  A l’occasion de la cérémonie des 50 ans d’ouverture au public, Gérard Larcher a rendu hommage au château aux côtés du député Jean-Noël Barrot et de la présidente du conseil régional d’île-de-France Valérie Pécresse. Le marquis y a remercié le ministère de la culture ainsi que les différents architectes qui ont participé à la rénovation du château. Le président du Sénat quant à lui a repris les mots d’André Malraux : « La culture ne se mérite pas, elle se conquiert », et de Charles Perrault : « Quelque grand que soit l’avantage de jouir d’un riche héritage, l’industrie et le savoir-faire valent mieux que des biens acquis ».


Devant le miroir d’eau, Jean-Noël Barrot le député Gérard Larcher le président du Sénat, Valérie Pécresse présidente de la région, évoquent le château de Breteuil.

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