Mindhunter : une deuxième saison toujours plus vraie

La saison 2 de la série a succès est disponible sur Netflix

Fan d’enquêtes policières et de psychologie? La série de David Fincher et Charlize Theron saura vous convaincre. Après une première saison qui a su nous emmener au plus profond de la psychologie des « serial killers », la deuxième vient d’arriver sur le petit écran.

Dexter, Scream, Hannibal. On ne compte plus les fictions sur les tueurs en série, parfois réussis, souvent clichés. Netflix, le géant mondial du petit écran, nous donne sa version avec Mindhunter. Cette fois, ce n’est pas une énième série « stéréotypée » sur des serial killer ou sur des psychopathes, mais une fidèle réécriture de l’histoire. La célèbre Unité des Sciences Comportementales (BSU), interprétée par Jonathan Groff et Holt McCallany, revient au tournant dans cette deuxième saison en mettant en pratique la théorie. Il s’agit cette fois-ci pour les deux agents du FBI d’aider à résoudre le mystère du tueur en série d’enfants d’Atlanta.

L’Unité des Sciences Comportementales (BSU) a réellement existé au sein du FBI

On se rappelle de la première saison où les nombreux entretiens avec des tueurs en série avaient permis aux deux personnages d’établir le profil psychologique « type » du serial killer , en se demandant s’il existait vraiment un schéma, un modèle, une récurrence chez ceux qui commettent des meurtres en série.

Holt McCallany et son schéma sur les caractéristiques du serial killer

En 1970, les Etats-Unis étaient touchés par une vague criminelle ultra-violente sans précédents. John Douglas et Robert Rossler, deux agents du FBI, commencent alors une série d’entretiens avec des sérial killers, qui n’étaient pas encore désignés en tant que tel. 36 entrevus pour être exact. Dans la série, on se souvient du premier interviewé, l’impressionnant Edmund Kumper (2,06 mètres, 135 kilos et un QI de 145), surnommé « l’ogre de Santa Cruz » qui avait décapité sa propre mère. Frustré sexuellement, il a aussi été accusé de nécrophilie. Jerry Brudos, Richard Speck ou Dennis Rader (le célèbre BTK), viennent compléter la liste. Au fil des entretiens reproduits avec succès par des interprètes aux ressemblances troublantes, notre sang se glace.

Edmond Kumper, le célèbre “ogre de Santa Cruz” est interprété avec brio dans la série
A gauche, l’acteur; A droite, le vrai

Le « profilage » comme ils l’appellent, a alors permis aux deux agents de déterminer les caractéristiques d’un tueur en série (comme par exemple « organisé / désorganisé )». Aidés de la vraie psychologue Ann Burguess, la théorie est mise à rude épreuve dans la saison 2.

On y retrouve les personnages principaux plongés au cœur d’une enquête morbide et toujours plus réelle : une vague d’enfants noirs disparaissent les uns après les autres aux Etats-Unis. Ce sont les fameux meurtres d’Atlanta de 1979-1981. Descendus acheter du tabac, retirer de l’argent, uriner,…, ils ne sont jamais rentrés. Wayne Williams ne sera dans la réalité jamais reconnu coupable pour les meurtres d’enfants… bien que les faits sont évidents. Pour en savoir plus, rendez-vous sur Netflix dès maintenant.

Wayne Williams, un coupable non reconnu

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