Marvel lance son Venomverse : de bon augure pour la suite

Encore un énième film de super-héros ? Avec quelques bonnes idées de storytelling, le film fait la part belle aux personnages et mélange action, humour et émotions. Avec Tom Hardy en vedette.

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Depuis quelques temps, outre les sorties régulières de films de super-héros chaque année, les studios, et notamment Marvel essaient d’épuiser tout leurs stocks en magasin. Ce mois-ci Venom, spin-off de Spider-Man, dans deux mois un tout nouvel homme-araignée animé tiré du comic book Ultimate Comics : Fallout #4 paru en 2011 et début 2019, Captain Marvel avec Brie Larson. Mais aujourd’hui, Marvel a fait le pari de sortir sur nos écrans un héros unique en son genre.

L’histoire d’Eddie Brock, journaliste qui enquête sur une société appelé Life Foundation, qui appartient au savant (fou ?) Carlton Drake, soupçonnée d’utiliser des cobayes humains à des fins médicales en apparences, mais beaucoup plus obscures qu’elles en ont l’air. Réussissant à pénétrer dans les laboratoires de la société, Eddie va se retrouver infecté par l’un des symbiotes, du nom de Venom, qui a pris possession de son corps. Histoire intéressante qui explore la dichotomie entre deux entités, l’une humaine l’autre extra-terrestre. Celle-ci aurait gagné à se pencher davantage sur les origines du symbiote. Malheureusement, le scénario, un peu trop plat, ressemble beaucoup trop aux autres films de super-héros quelconques, et c’est dommage. Aux commandes du film, on retrouve Ruben Fleischer, peu connu du grand public et plutôt habitué aux productions plus modestes : Gangster Squad ou Bienvenue à Zombieland. Il s’agit donc d’un premier essaie pour Fleischer dans le monde du blockbuster et du Marvel Cinematic Universe.

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Caméra souvent trop agitée, notamment lors des scènes de course-poursuites ou du combat final entre Brock/ Venom et Drake, le spectateur peine à suivre lisiblement l’action qui se déroule à l’écran. Reste l’équipe du film, dont Fleischer a su bien s’entourer, en passant par le casting, qui réunit Tom Hardy, Michelle Williams et Riz Ahmed. Ou au niveau de la photographie, puisque le réalisateur s’est alloué les services de l’excellent Matthew Libatique, directeur de la photo attitré de Darren Aronofsky (Black Swan, Noé et Mother !). Et qui n’en est pas à son premier coup d’essaie avec le genre super-héros, ayant déjà œuvré sur les films Iron Man. Enfin, la bande-son écrite par Ludwig Göransson, lui aussi habitué aux super productions avec le carton planétaire Black Panther et Creed, et qui fait une nouvelle fois résonner les cordes dans une BO pesante.

Le point fort, et le plus important, se trouve être Tom Hardy, tiraillé entre deux personnalités, et dont on découvre ici son potentiel comique. Comparé par Hardy lui-même dans des interviews, la cohabitation Eddie – Venom tient plus au Docteur Jekyll et Mr Hyde. Une nouvelle fois, Hardy est épatant dans la peau d’un loser au grand cœur (il empêche son double de blesser les bonnes personnes de ce monde) qui essaie de racheter ses fautes et de faire le bien. Rarement aura-t-on vu Hardy dans un rôle un peu plus léger, lui qui est habitué à incarner des personnages parfois mutiques et pas très bon sous tout rapports. Charismatique et sympathique quand il essaie de vivre avec cette chose en lui, il est tout aussi attachant en homme malheureux rejeté par sa fiancée (Michelle Williams). Mais le film ne s’attarde pas tellement à leur relation jusqu’au moment fatidique de la rupture, préférant se concentrer sur le déroulement de l’histoire. Car c’est là le problème. Le film fait la part belle à la relation Eddie/ Venom qui apporte de la légèreté au récit, mais expédie tout le reste. Michelle Williams trop peu exploitée. Riz Ahmed est bon en méchant narcissique et égocentrique, mais ne sert que pour la bataille finale et reste un bad guy assez discret. Le film ayant l’air d’avoir été produit dans le but d’en faire une saga. Si celui-ci marche, Hardy a fait savoir qu’il pourrait être partant pour une franchise.

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La faute à un scénario trop peu construit et peu original, et des blagues passives comme il y en a tout le temps chez Marvel, le film gagne néanmoins dans la représentation de ses personnages et est loin d’être catastrophique. Servit par un très bon casting et une bande-son entêtante (notamment le titre ‘’Venom’’ interprété par Eminem), le film n’en reste pas moins un bon divertissement. Laissons-lui une chance, car avec Tom Hardy à la tête d’une franchise, la suite ne peut être qu’alléchante.

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