Mon Bolsonaro bien aimé

A quelques jours du deuxième tour des présidentielles au Brésil, zoom sur le parcours de celui qui semble être le grand favoris des brésiliens: Jair Bolsonaro. Le candidat d’extrême droite, inspire peur et crainte pour certains mais espoir d’un changement radical pour d’autres.

Le charmant personnage qui nous intéresse aujourd’hui a pour particularité de se définir lui-même comme le « Trump brésilien ». Sous un physique des plus communs, on ne serait pas étonné de voir apparaître la naissance de la mèche blonde la plus connue du monde, dont la graine serait le cocktail mortel à base de racisme, homophobie, misogynie, avec un soupçon de provocation.

Avec tout l’afflux médiatique qu’il engendre, difficile de ne pas l’avoir déjà vu quelque part. Mais pour mieux le connaître, reprenons dans l’ordre l’évolution de ce candidat “anti-système”.

Jair Bolsonaro est né le 21 mars 1955 dans l’état de São Paulo. Issu de parents de descendance italienne, notre monsieur se dirige rapidement vers la voix de l’hostilité. Il intègre l’école militaire des Aghulas Negras au sortir du lycée, où il sera diplômé en 1977 et obtiendra peu après le grade de capitaine d’artillerie de l’armée de terre brésilienne. Sa vocation pour la politique commence en 1986 lorsqu’il prend la tête d’un mouvement de protestation dénonçant les salaires trop peu élevés des militaires. C’est à ce moment que son trait de caractère “radical” s’affirme, quand en 1988, il est expulsé de l’armée pour avoir participé à un présumé projet d’attaque à la bombe contre diverses casernes militaires. Quelques temps plus tard, il sera élu député fédéral à Rio de Janeiro pour différents partis politiques, partant du centre et allant toujours plus à droite. Mais c’est avec le Parti Social Libéral (extrême droite) qu’il se présentera comme candidat aux élections présidentielles de 2018.

De fil en aiguille, Bolsonaro passe du candidat anonyme aux yeux du monde, au fameux candidat aux diverses caractéristiques séduisantes: raciste, homophobe, ex-militaire nostalgique de la dictature, misogyne, homophobe. A la recette Trump, Jair Bolsonaro aime faire le buzz en soutenant des propos choquants, comme en 2003 lorsqu’en s’adressant à une député brésilienne, il disait qu’il “ne la violerait pas, parce qu’elle ne le mérite pas”. Charmant.

Avec un tel profil, comment est-il arrivé à se hisser aussi haut dans les sondages? Principalement en jouant la carte de la fermeté dans la lutte contre la corruption, sujet plus que sensible au Brésil. Cette dernière année aura été très mouvementée suite à l’aboutissement de l’opération Lava Jato, enquête sur la corruption d’une grosse entreprise pétrolière commencée en 2014 qui a finalement mené à l’arrestation de l’ex-Président Lula le 5 avril 2018. De nombreux brésiliens affirment aujourd’hui être fatigués par la corruption.

Mais est-ce suffisant à expliquer qu’il ait pu récolter 46% des votes au premier tour? La population brésilienne, tout comme la population mondiale, ne serait-elle pas de plus en plus fasciste? Réponse le 28 octobre prochain.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :