Echec des négociations du Brexit : ce que l’on peut craindre.

Le 17 octobre, le sommet européen de négociations de sortie du Royaume Uni de l’UE se termine sans progression majeure. Reprise des négociations les 13 et 14 décembre, mais pour l’instant, l’avenir des liens entre l’Union et le Royaume restent très incertains. La perspective d’un « no deal » se fait sentir, soulevant des scénarios apocalyptiques.

 

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afp.com/Daniel LEAL-OLIVAS

Le camp des conservateurs et les tenants d’un Brexit dur déclarent préférer un « no deal », qu’ils opposent à un « soft deal » contradictoire à l’esprit du Brexit. En jeu, la période de transition de 21 mois souhaitée par Theresa May, pour prendre le temps des négociations avec l’UE.

Un « no deal », c’est l’échec des négociations, aucun terrain d’entente trouvé pour légiférer les relations entre les deux parties. Concrètement, certains craignent le départ immédiat des expatriés, des entreprises, des habitants, de l’Union Européenne. Le 30 mars, minuit une : avions cloués au sol, camions bloqués à la frontière, expatriés sans droits. Un air de fin du monde souffle sur le Vieux Continent.

Mais, au-delà des conséquences concrètes pour la vie des britanniques, un « no deal » signerait surtout une grande pauvreté des rapports politiques entre l’île et le continent.

Commerce, lois, citoyens… quels nouveaux rapports avec l’Union ?

  • Commerce : le Royaume Uni sera soumis aux taxes appliquées aux pays non membres. En quittant l’union, il quitte le tarif douanier commun (TDC). Depuis le référendum de juin 2016, c’est un enjeu fort des négociations entre Londres et Bruxelles, les entreprises britanniques exercent une forte pression pour obtenir une union douanière spécifique. Un « no deal », c’est donc une taxation bien plus importante sur les échanges commerciaux, le rétablissement d’une douane aux frontières pour contrôler les millions de produits importés d’Europe…
  • Expatriés : si au 29 mars, aucun accord n’est conclu, les expatriés craignent de ne plus avoir aucun droit. Aujourd’hui, ce sont donc près de 1,3 millions britanniques installés dans l’Union européenne en plein doute sur leur futur. Par exemple, leurs diplômes pourraient ne plus être reconnus.A l’inverse, les européens installés sur le territoire britannique avant le 31 janvier 2020 conserveront les mêmes droits qu’avant le Brexit.

En pratique, le rétablissement des contrôles aux frontières allongerait les temps d’attente, les compagnies aériennes craignent tout simplement de ne plus pouvoir faire décoller les avions, faute d’autorisations.

  • Lois : le Royaume – Uni se libérerait des lois et normes européennes.
  • Frontière irlandaise : pour les britanniques, la question de la frontière irlandaise est majeure. Pour l’instant, c’est surtout une crainte du renforcement des contrôles et du ralentissement des échanges que l’on entend.

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