Salon du livre et de la presse jeunesse 2017 : le grand rendez-vous annuel

La 33ème édition du salon de référence en matière de littérature juvénile se tiendra du mercredi 29 novembre au lundi 4 décembre à l’Espace Paris Est Montreuil (Montreuil, 93). Le thème cette année est la représentation de l’enfance et de l’adolescence.

 

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Enfants lisant. © Reading Kingdom

Un lieu d’échange toujours plus fréquenté et apprécié par les plus jeunes. Organisé pour la première fois en 1984, le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (SLPJ) s’est imposé comme le salon incontournable du livre pour enfants en France et en Europe. Comme chaque année, plus de 400 participants seront au rendez-vous, entre lesquels se trouvent des auteurs français mais aussi internationaux. Programme intense dans un espace divisé en 4 grandes parties : littéraire, BD, vocale et décodage, le salon propose de nombreuses activités comme des ateliers d’illustration, des expositions, des séances de films d’animation mais surtout des rencontres avec les auteurs. Le premier réseau social dédié à la littérature jeunesse, baptisé Kibookin, est la grande nouveauté de cette nouvelle édition et vise à « partager, à souhait, ses idées, ses envies et sa passion des livres pour enfants, devient la marque de notre goût pour l’échange et pour l’action », affirme Sylvie Vassalo, directrice du salon depuis les années 2000.

 

Un secteur dynamique et controversé

La littérature jeunesse représente aujourd’hui à peu près 13,5% du marché de l’édition, ce qui signifie qu’un livre vendu sur 5 est un livre jeunesse. En 2016, parmi les livres les plus sollicités, on retrouve le premier tome de la saga Harry Potter de J.K Rowling, La Couleur des émotions de Marie Antilogus et Anna Llenas, 13 Reasons Why de Jay Asher (adapté en série par Netflix depuis mars 2017). 76,6 millions d’exemplaires de livres de jeunesse ont été vendus en une seule année. Malgré le dynamisme du secteur toujours en hausse, certains auteurs de la jeunesse ne partagent pas le même avis, les mêmes chiffres ni la même réalité, parfois dure à assumer. Mobilisés autour de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, ces auteurs dénoncent en très grande partie l’augmentation de la CSG (Contribution Sociale Généralisée), la précarisation de leur métier et à l’inverse du reste de la littérature, le peu d’importance accordée aux droits d’auteurs. « Alors que nous constituons la matière première d’un des secteurs les plus dynamiques de notre pays, nous voyons notre situation se précariser de jour en jour. À part quelques élus, la plupart d’entre nous n’arrivent plus à vivre de leur métier. » Un univers qui ne respire pas toujours la joie ni la poésie.

 

Sylvain Mengo

 

 

 

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